Dégât des eaux : que faire ? Guide étape par étape
Une fuite sous l’évier, une machine à laver qui déborde, un plafond qui goutte après un orage : le dégât des eaux est le sinistre le plus courant des logements en France. Ce qui change l’ampleur des dommages et le montant de votre indemnisation, c’est la rapidité et la méthode avec lesquelles vous réagissez. Ce guide donne les bons réflexes des premières minutes, la procédure exacte de déclaration à votre assurance, et la marche à suivre pour une remise en état durable en Île-de-France. Vous verrez aussi les erreurs qui peuvent faire refuser un dossier.
Les 5 réflexes immédiats en cas de dégât des eaux
Le bon ordre des premières minutes limite fortement les dégâts. Voici les cinq gestes à faire dès la découverte du sinistre.
- Couper l’arrivée d’eau. Fermez la vanne d’arrêt général (souvent près du compteur, sous l’évier ou dans la salle de bain). Si la fuite vient de chez un voisin, prévenez-le tout de suite. Un tuyau percé peut déverser plusieurs centaines de litres par heure.
- Couper l’électricité dans les zones touchées. Si l’eau atteint des prises, des appareils ou le tableau, coupez le courant au disjoncteur. Le risque d’électrocution et de court-circuit est réel.
- Mettre les biens à l’abri. Déplacez objets de valeur, meubles fragiles et appareils électroniques vers une zone sèche. Surélevez les meubles avec des cales pour stopper l’absorption par capillarité.
- Documenter les dégâts. C’est décisif pour votre dossier. Prenez des photos d’ensemble de chaque pièce, des gros plans des dommages (sols gondolés, murs tachés), des vidéos de la zone touchée, et rassemblez les factures des biens abîmés. Les dates sont enregistrées automatiquement par la plupart des smartphones.
- Limiter la propagation. Épongez, utilisez une pompe vide-cave si le volume est important, et ventilez. Ne jetez aucun bien endommagé avant le passage de l’expert : ils servent de preuves.
Comment déclarer un dégât des eaux à son assurance
Vous devez déclarer le sinistre à votre assurance habitation dans un délai court, en principe cinq jours ouvrés à compter de la découverte (vérifiez le délai exact dans votre contrat). Passé ce délai, l’assureur peut réduire ou refuser l’indemnisation.
La déclaration doit contenir votre numéro de contrat, la date et la cause probable du sinistre, une description précise des dommages matériels et mobiliers, les photos et vidéos, et les coordonnées du voisin si la fuite vient de chez lui. Si un tiers est impliqué, joignez un constat amiable dégât des eaux signé par les deux parties.
Préparez un dossier clair et complet dès le départ : plus il est précis, plus l’instruction est rapide. Si vous avez un doute sur l’ampleur des dommages structurels, vous pouvez nous envoyer vos photos via le formulaire de contact pour un premier avis.
La convention IRSI : qui paie quoi ?
La convention IRSI (Indemnisation et Recours des Sinistres Immeuble), en vigueur depuis 2018, organise la prise en charge des dégâts des eaux entre assureurs jusqu’à 5 000 euros HT. Concrètement, c’est votre propre assureur qui pilote le dossier et vous indemnise, même si la fuite vient d’un voisin. Il exerce ensuite le recours contre l’assureur du responsable.
Pour vous, cela veut dire un seul interlocuteur et des délais raccourcis. Vous n’avez pas à attendre que les responsabilités soient tranchées entre compagnies pour être indemnisé.
L’expertise et l’indemnisation
Au-delà d’un certain montant, l’assureur mandate un expert en bâtiment qui se déplace pour constater les dommages. L’expert détermine l’origine et l’étendue des dégâts, chiffre l’indemnisation, et peut préconiser des travaux précis comme l’assèchement ou la dépose de matériaux imprégnés.
Vous avez le droit de vous faire assister par un expert d’assuré, à votre charge, si vous estimez l’évaluation insuffisante. L’indemnité est versée selon les conditions de votre contrat, parfois en deux temps : une provision, puis le solde une fois les travaux justifiés.
Les travaux de remise en état après un dégât des eaux
La remise en état suit toujours trois phases, dans cet ordre.
L’assèchement vient en premier et ne se saute pas. Tant que les matériaux ne sont pas secs, reconstruire expose à des désordres quelques mois plus tard : moisissures, pourrissement du bois, cloquage des peintures. L’assèchement professionnel associe déshumidificateurs, ventilateurs et contrôle régulier au hygromètre. La durée varie de quelques jours à trois semaines selon l’ampleur. Nous détaillons cette étape sur notre page rénovation après sinistre.
La dépose sélective consiste à retirer ce qui est trop imprégné : plinthes gonflées, bas de cloisons en plâtre, isolants mouillés, parquets décollés. Un professionnel distingue ce qui se conserve de ce qui doit partir, en documentant pour l’assurance.
La reconstruction intervient une fois le logement sec et assaini : sols, plâtrerie, peintures, menuiseries, et si nécessaire reprise de la plomberie et de l’électricité. Quand l’eau a aussi fragilisé la structure, des fissures peuvent apparaître ; dans ce cas, consultez notre guide sur les causes et solutions des fissures.
Pourquoi confier la remise en état à une entreprise générale
Pour un sinistre important, une entreprise générale tous corps d’état centralise tout le chantier, ce qui évite de coordonner soi-même plombier, électricien, plaquiste, peintre et carreleur. Les avantages concrets :
- Un seul interlocuteur qui coordonne les métiers et le planning.
- La maîtrise des procédures d’assurance : devis conformes au rapport d’expertise, échanges directs avec l’expert.
- La garantie décennale sur l’ensemble des travaux. Pour comprendre cette protection, voyez notre article sur le fonctionnement de la garantie décennale.
Arcey Construction travaille en lien direct avec les assureurs et leurs experts, de l’assèchement aux finitions.
Les erreurs à éviter
- Jeter les biens avant l’expertise. Conservez tout jusqu’au passage de l’expert, même ce qui semble fichu : c’est votre preuve.
- Lancer la reconstruction sans accord. Sauf travaux conservatoires d’urgence (assèchement, étaiement), attendez l’accord de l’assureur, sinon les frais peuvent rester à votre charge.
- Négliger l’assèchement. Reboucher et repeindre sur un mur encore humide garantit moisissures et cloques dans les mois qui suivent. Exigez un contrôle d’hygrométrie avant de reconstruire.
- Choisir le devis le moins cher sans garantie. Privilégiez une entreprise couverte par une décennale, qui documente ses travaux et respecte les règles de l’art.
Vous êtes victime d’un dégât des eaux en Île-de-France, dans le Loiret ou l’Eure-et-Loir ? Demandez un diagnostic gratuit ou envoyez-nous vos photos pour un premier avis rapide et un accompagnement complet, de l’expertise aux finitions.
Questions fréquentes
Mon assurance peut-elle refuser la prise en charge d'un dégât des eaux ? +
Combien de temps pour être remboursé après un dégât des eaux ? +
Qui paie si la fuite vient de chez mon voisin ? +
Puis-je choisir l'entreprise qui fait les travaux ? +
Sources et références
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